formations courtes


les formations courtes

Les ateliers présentés ci-dessous peuvent faire l’objet d’actions de formations courtes individuelles et éligibles au DIF

Addiction / création :

L’addiction pose sans cesse la question du manque et de ce qui en soi est resté au stade archaïque. La création artistique est un étayage qui aide à la construction de la personne. L’addiction finit par nous isoler. La création (artistique) qui se développe quand elle est accompagnée dans un atelier aboutit à la production d’objet, une production issue de soi, structurante, communicante, et qui permet la création, nous recentre, nous renarcississise. L’accompagnement juste par le biais de la création (à visée artistique) est quelque chose qui s’éprouve, qui s’apprend

ce qu’on apprend :
1°) - une prise en compte de la nature du groupe et des difficultés de ces personnes à s’astreindre à une tâche
2°) - les différents niveaux où l’addiction agit : physique, psychique, social, groupal / savoir quels types d’atelier l’on devra mettre en place selon ces niveaux et avec quelles spécificités.

Accompagner la dépression et ses formes sociales :

Il ne s’agit pas de proposer une « formule - menu » d’atelier pour des personnes dépressives, ni de prétendre construire des exercices comme remèdes adaptés à la dépression. Il s’agit d’interroger le sens d’une proposition artistique dans les situations de grande impuissance, qu’elle soit personnelle ou sociale. En particulier, nous regarderons l’échec scolaire, l’échec social ou professionnel (exclusion, chômage…) comme des formes dépressives, qui pourraient être des réponses à une énorme violence (subie ou imaginaire). Comment cette souffrance peut-elle se saisir des trois propositions que lui fait un atelier : la dimension d’accompagnement personnel, l’appartenance au groupe, et le travail de création proprement dit ? Nous chercherons aussi quels liens peuvent être faits entre certaines formes artistiques et les vécus dépressifs qui peuvent leur être associés.

Le travail proposé se déroulera en trois temps :
1°) - expérience de création personnelle accompagnée, à partir de consignes
2°) - présentation d’une approche théorique à partir d’œuvres d’artistes et de situations d’ateliers d’art-thérapie
3°) - temps de parole à partir des questions du groupe

Alzheimer et création :

Quelques repères sur historiques et psychopathologie Spécificités des ateliers à médiation artistique avec des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer et de démences Expérimentation pratique (arts plastiques) Présentation de cas individuels et collectifs Vision de documents (vidéos) commentés Exposés de concepts opératoires en art-thérapie : déclencheurs d’expression, déclencheurs de création, déclencheurs d’implication personnelle, … Supervisions de cas amenés par les participants Examen des pièges, des contre-exemples, des précautions à prendre

Construire son Ivresse :

Fuite de la douleur, fuite du monde, fuite de soi… les raisons de l’ivresse sont nombreuses. Mais elle peut être recherchée selon des voies très différentes. L’ivresse est produite lorsqu’on l’obtient par la consommation d’un produit. Mais on peut parler d’« ivresse construite », lorsqu’elle est le fruit d’un travail d’élaboration poétique. Il y a un rêve commun à la quête poétique, à la quête métaphysique, à celle de l’alcoolique, et aux ambitions de réussite sociale et professionnelle. Nous travaillerons sur diverses formes d’invitation au voyage, en explorant la demande d’hypnose présente dans le travail poétique. Une progression d’exercices sur 4 jours ouverts à la rencontre d’aspects inattendus de soi-même. La formation comprend des apports théoriques, des temps d’atelier à partir de consignes proposées, des temps de parole permettant d’intégrer les repères et outils d’accompagnement. Etude d’exemples concrets de situations d’atelier. Aucune compétence artistique ni technique n’est nécessaire. (Prévoir des vêtements qu’on ne craindra pas de salir, chaussures comprises.)

Terre d’été : Le rapport sensible à la matière :

Rencontre avec la matière terre. Comment instaurer un dialogue de création avec la matière. Relation au corps : Exploration sensorielle, mouvement sensoriel. Comment construire authenticité et implication. Rapport au langage : verbalisations et échanges autour de l’expérience sensible. Comment s’exprimer sans quitter son intériorité, comment exister au sein d’un groupe.

Aide à une démarche autonome de création / Journée non stop de 10 h - 24 h :

Journée de création avec une médiation choisie par le stagiaire –terre, peinture, dessin, collage. Il ne s’agit pas de réaliser une œuvre mais de choisir un champ d’exploration par l’invention personnelle de contraintes et/ ou d’un dispositif de recherche. La journée sera ponctuée de moments de relaxation et d’introspection sensorielle et l’accompagnement sera assuré par des échanges en sous-groupes, en duo avec un autre stagiaire et en individuel avec le formateur.

Le collage comme médiation thérapeutique :

Cette formation de quatre jours propose de faire l’expérience de différents dispositifs de collage, assemblage, comme modalité d’expression et de mise en forme, en images. Chaque séance de travail expérientiel est suivie d’un temps de parole accueillant le faire et le vivre. Le collage sera aussi abordé comme modalité plastique dans l’histoire de l’art. Son utilisation dans des cadres et dispositifs « soignants » sera présentée et fera l’objet de réflexions avec les expériences des stagiaires dans le stage et dans leurs pratiques ou leurs projets professionnels.

Personne/Acteur/Personnage :

Recherche et mise en jeu d’un répertoire d’actions théâtrales, recherches sur le regard, les postures, les sentiments contraires en s’appuyant sur le corps, la voix, le neutre, les postures corporelles. Dans cette perspective, on travaillera sur la faille, le conflit, le décalage ouvrant à d’autres possibles.

ce qu’on apprend :
1°) - découvrir de nouveaux exercices d’acteur qui dans ce contexte deviennent des protocoles de travail avec des personnes en difficultés
2°) - aborder ces dimensions en faisant référence au concept de distance à l’égard de la personne
3°) - repérer les zones fragiles des personnes et à en tirer la conduite juste quant à sa propre façon d’animer un atelier

Conte, sujet tabous et histoires de vie :

Apprentissage et connaissance du patrimoine des contes et de leur univers (abandon, exclusion, maladie, mort, haine…), réflexion sur leurs impacts et l’ouverture sur un travail qui nous concerne tous.

ce qu’on apprend :
1°) - à conter
2°) - à utiliser le patrimoine des contes auprès de personnes en difficultés, et en testant les protocoles à cet égard
3°) - à aider autrui à prendre la parole en public
4°) - à aider autrui à prendre distance en mettant des éléments imaginaires de sa propre vie en récit
5°) - à replacer les histoires singulières de chacun dans une perspective collective et mythique

Formation au « Théâtre de la réminiscence » :

Dramatisation du souvenir de quelqu’un qui en fait le récit aux participants. Le protocole de ce travail est strict et complexe à la fois. Tout le monde est en jeu : celui qui fait le récit du souvenir, ceux qui sont choisis par le récitant et qui vont improviser à partir des personnages du récit, ceux qui regardent et qui peuvent être touchés émotionnellement.

ce qu’on apprend :
1°) - l’écoute d’autrui
2°) - être au service de la personne
3°) - la mise en espace du jeu théâtral dans une improvisation
4°) - comment l’intervenant est à la fois celui qui fait se souvenir, aide à la clarification pour que le souvenir puisse se jouer et en même temps est le garant du travail de théâtre et du travail sur soi pour chacun.

Le clown en soi :

Le clown est proche de l’enfance, des émotions, du moment présent, le travail de clown prend les difficultés de la personne dans son être-là maintenant pour les retourner en création dans une recherche d’authenticité et de justesse.

ce qu’on apprend :
1°) - le lâcher prise
2°) - l’embrayage sur le moment présent
3°) - la spontanéité qui se travaille

Marionnettes/ manipulations primitives :

Qui n’agite pas poupées, doigts, masques, totems, pour conjurer faim, froid, peur de la mort, souffrance, pour écrire la cohérence du monde ? Élire un matériau et le figurer comme un personnage (un bout de mousse devient un visage), établir une relation directe avec lui, prêter sa voix, donner un mouvement, déléguer la vie à l’inanimé et clarifier les relations existantes entre l’interprète et le personnage.

ce qu’on apprend :
1°) - fabriquer des marionnettes avec des matériaux simples
2°) - construire une identité à la marionnette
3°) - construire un canevas d’improvisation
4°) - travailler derrière le castelet
5°) - faire vivre les petits personnages par la voix

Mandalas et figures centrées :

Cycle de 7 propositions : cercle et centre, saisons intimes, le totem, nuances et contrastes, le blason, le temple intérieur, le deuil

ce qu’on apprend :
1°) - comment un dispositif peut induire une concentration forte pour les personnes
2°) - comment travailler avec peu de moyens (papier, couleurs) et entrer en contact avec soi-même
3°) - apprentissage de la notion du cadre sécurisant
4°) - la méthodologie du travail dans une figure centrée, avec les différentes propositions de médiations à partir d’expériences vécues.

A noter : Les 7 propositions forment le Cycle Mandala, à retrouver dans les formations longues.

Du corps matière au corps poétique :

Se fonder comme présence corporelle : travail du corps dans ses points d’appui, ses axes, travail sur l’espace et les directions, puis dans l’espace, rencontrer la présence de l’autre, soutenir la relation, la laisser évoluer, arriver à une chorégraphie personnelle puis la lier à une autre puis à celle du groupe. Cet atelier s’accompagne d’une réflexion théorisante.

ce qu’on apprend :
1°) - son axe et ses points d’appui comme outils nécessaire à la _ rencontre avec l’autre
2°) - percevoir ses sensations
3°) - travailler sa présence

Langage et créations sans parole :

Partir de l’exploration du corps, du visage, du regard dans leurs qualités communicationnelles. Chercher son identité gestuelle, explorer et toucher matières, goût, odorat, couleurs, objets … et inventer son propre capital de signes qui deviennent une ébauche de code commun et universel de communication.

ce qu’on apprend :
1°) - à clarifier par un geste ce qu’on veut communiquer
2°) - à travailler la gestualité jusqu’à l’épure
3°) - à abandonner nos codes communicationnels habituels
4°) - à développer l’attention par le regard
5°) - à trouver et développer les langages corporels
6°) - travailler en silence et sans entendre (boules de cire)

Danse contemporaine :

Trouver un langage corporel et dansé propre en s’arrimant avec des propositions fortes empruntées au monde des arts martiaux et du cirque et de la culture hip-hop et break danse avec en sous jacence l’idée de travailler la métabolisation résolutive des rapports violents à autrui.

ce qu’on apprend :
1°) - la rencontre gestuelle et dansée
2°) - une culture différente
3°) - des expériences issues d’une pratique originale

Rythme, danse, thérapie :

Levi-Strauss conseillait aux psychanalystes de ne pas négliger l’apport que pourrait constituer pour leurs pratiques une réflexion sur les cures pratiquées encore aujourd’hui dans les sociétés traditionnelles dites chamaniques (Amérindiens, Asiatiques etc…). Ce conseil devrait concerner encore davantage les art-thérapeutes dans la mesure où le guérisseur traditionnel utilise la médiation artistique pour soigner : il chante, danse, joue du théâtre, s’implique corporellement dans la relation au malade. Ce procès thérapeutique peut être repris dans le contexte occidental actuel avec les aménagements qui s’imposent : on peut ainsi, par le rythme, la ritualisation et la répétition, jouer, chanter et danser des actions symboliques. Celles-ci sont porteuses d’un grand pouvoir de transformation dès lors qu’on peut y trouver du sens, à la fois collectif et singulier

ce qu’on apprend :
1°) - le rythme comme organisateur de groupes
2°) - le rythme comme ouverture à l’imaginaire
3°) - une démarche d’accompagnement fondée sur le rythme

Le danse-être : expérience de création, position d’accompagnement :

Être l’explorateur d’un monde que le langage ne peut pas élaborer mais que le corps physique peut accueillir, écouter, percevoir et rendre présent. Dans ces liaisons réelles et symboliques avec le corps de « l’autre », des autres, les corps singuliers intuitifs émergent et deviennent des espaces poétiques le temps d’un instant. Les élaborations s’organisent à partir de dispositifs corporel, temporel ou spatial dont chacun peut s’emparer. Le cheminement se fait au rythme du groupe par des temps de recherche, d’improvisation et de réélaborations, individuels et collectifs. Les propositions de travail jouent avec les différentes positions de création dans l’univers chorégraphique : créer pour soi (auteur/interprète), créer pour l’autre, habiter une création de l’autre (auteur et interprète), créer ensemble (collectif), regarder, être regardé. Les temps de parole permettent d’aborder des questions relatives aux ateliers corporels que les stagiaires animent par ailleurs.

ce qu’on apprend :
1°) - la création au sein d’un groupe fixe, dans un univers chorégraphique et référentiel, sur lequel vous pourrez vous appuyer pour élaborer votre propre démarche d’accompagnement.
2°) - une improvisation structurante dans les différentes positions de création : auteur, co-auteur, interprète, collectif.
3°) - l’écoute du corps de l’autre et faire de cette résonance une surface de contact, aussi minime soit-elle.
4°) - la relation avec les outils qu’offre l’univers chorégraphique (espace/temps/réponse à l’autre)
5°) - le pouvoir de restituer à l’autre ce qui se déroule dans un support à la fois chorégraphique et verbal.

Traces, empreintes, identités :

LA TECHNIQUE consiste a utiliser son propre corps comme un instrument de percussion, en utilisant principalement les mains, les pieds et la bouche comme autant de percuteurs, et divers endroits du corps comme résonateurs (plus le sol, et éventuellement le corps d’autres musiquants et l’environnement proche). En option, la voix s’y implique aisément comme percussion supplémentaire, ou support du chant.

LE TRAVAIL implique un enjeu psychomoteur évident, en plaçant en interaction l’éprouvé corporel de chacun et la contrainte rythmique, impliquée par les autres musiquants. La contrainte joue de cette double exigence - le rythme singulier et collectif - avec une troisième : l’articulation de divers rythmes "en même temps", dans un enchainement à la fois cohérent et dynamique qui peut évoluer au cours du temps.

L’ENJEU consiste à articuler ensembles le rapport à soi - entre la tête et le corps - avec le rapport à l’autre (les autres praticiens, le public), le tout dans un rapport au temps à la fois un (cohérent) et multiple (chacun sa part, distincte des autres). La technique ouvre ainsi largement le champ des pathologies qu’elle peut accompagner de façon positive, dans la mesure où elle implique un travail créatif et ludique, impliquant à la fois le schéma corporel et l’identité personnelle, dans son jeu interactionnel - rythmique - avec l’identité collective.

Théorie du musical :

Objectif : Transmettre une vision – théorique et pratique – des différents courants musicaux et leur mutation historique, en relation avec les transformations de l’écoute collective et leurs implications psychiques Moyens employés :
  Cours didactiques,
  Écoute d’œuvres musicales enregistrées, Présentation d’instruments traditionnels (Didgeridoo australien, la flûte Shakuhachi du Japon, la flûte, Hu Lu Si de Chine, le luth Saz de Turquie), Exercices pratiques (essentiellement rythmique et vocaux), Réflexion en commun.

Descriptif : Musiques archaïques, structure harmonique et échelles pentatoniques (musique chamanique, Chine, Japon), données de base sur le chamanisme (le mythe d’orphée : les usages rituels et thérapeutiques de la musique) Musiques modales (Inde, Iran, Pays arabes, Grèce antique, Europe médiévale et renaissance). Échelles heptatoniques, la notion de « mode » et d’éthos musical. Musique tonale (Europe baroque et classique). Echelle chromatique et la notion d’« accord », les mutations de la référence. Les différents courants de la musique contemporaine : Schoenberg et la dissolution de la référence harmonique, le jazz et l’improvisation, le retour des formes archaïques.

De la fiction pour se dire :

Écrire de la fiction pour travailler sur soi-même, jouer avec des déclencheurs d’implication personnelle afin de se projeter dans un presqu’insu, modeler la forme même de son écriture

ce qu’on apprend :
1° travailler dans l’imaginaire
2° garder une certaine distance par rapport à soi
3° apprendre de multiples consignes

Écriture de la Réminiscence :

Les stagiaires qui ont fait l’atelier ; théâtre de la réminiscence pourront partir de leur représentation de leurs souvenirs ou de leurs rêves avec des consignes supplémentaires : écrire un récit ou une scène de théâtre. Ce travail d’élaboration sera présenté et discuté lors de 2 fois un jour à distance de l’atelier avec l’intervenant

ce qu’on apprend :
1°) - méthodologie des ateliers d’écriture
2°) - s’ouvrir à son imaginaire

Territoires de la fiction :

Partir de taches d’encres, les transformer en éléments plastiques, les prendre comme déclencheurs induisant les projections pour accompagner l’invention de récits. Ce qui circule dans un groupe.

ce qu’on apprend :
1°) - s’appuyer sur un groupe pour s’aider à écrire
2°) - percevoir ses sensations et en faire du matériau comme base d’écriture
3°) - expérimenter un protocole particulier d’atelier d’écritures et graphismes, formes et contenu

Écritures théâtrales de ses identités : le double et son théâtre :

Comment écrire en trois jours la ou les premières scènes de théâtre qui partira de soi-même mai se dédoublera en trois personnages pour mieux explorer dans ses différences Développement méthodique fondé sur des exercices précis et originaux qu’accompagne une réflexion approfondie sur les processus d’inventivité et sur quoi ils achoppent généralement.

ce qu’on apprend :
Rencontrer les règles de l’écriture théâtrale : enjeux relationnels, situation de crise, complexité et évolution des personnages…

Galop d’essai :

Les médiateurs artistiques, art-thérapeutes, coachs qui désirent éprouver une méthodologie qu’ils sont en train de mettre au point peuvent l’expérimenter in vivo. Un groupe de personnes est constitué pour une journée au cours de laquelle nous travaillons selon le protocole proposé. Puis nous examinons les questions soulevées dans l’atelier au cours d’une supervision immédiate. Intervenants : multiples

SESSION D’EVOLUTION PERSONNELLE :

A VENIR
Une séance de 3h tous les 15 jours.
Session de 12 séances avec un groupe de 6 Personnes maximum
Les personnes intéressées peuvent participer à une séance d’essai
L’atelier reste ouvert à toute nouvelle personne au cours de l’année.
Il est possible de suivre une 2ème session.
S’adresser à eviarme@gmail.com

 


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