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bibliographie
Références d'ouvrages écrits par les intervenants de l'INECAT...
que sais-je ? : l'art-thérapie
Auteur: Jean-Pierre Klein
collection: Que sais-je?
Aux Presses Universitaires de France 5ème édition 2003
Présentation de l'éditeur
L'art-thérapie peut être défini comme une «thérapie à immédiat artistique» . Hors d'éventuelles fulgurances, l'art-thérapie est un itinéraire métaphorique, la métaphore n'étant pas conçue comme une énigme dans une rationalité thérapeutique, mais comme une étape dans un itinéraire d'un travail sur l'expression.
Quatrième de couverture
L'art-thérapie est un accompagnement thérapeutique des personnes en difficulté (psychologique, physique ou sociale), à travers leurs productions artistiques (couvres plastiques, sonores, théâtrales, littéraires, dansées, etc.)_ Ce travail, qui prend nos vulnérabilités comme matériau permettant au patient de se recréer lui-même, ne consiste pas simplement à soigner au moyen de l'art. En effet, l'art-thérapie est moins un moyen d'expression qu'une véritable quête au cours de laquelle le thérapeute aide le sujet à accomplir un parcours symbolique. Les interventions de l'art-thérapie s'étendent désormais au champ social, et permettent notamment de traiter le problème de la violence contemporaine.
Dominique Bertrand
La prière du serpent, la voix dans la Bible
éditions Signatura
Lorsque Dieu parle, il y a un écho. En cet écart, il y a quelque chose à entendre : la place de l’humain. La « Prière du Serpent » répond à Ibn Sahula, kabbaliste du XIII° siècle, qui affirmait que la connaissance des mystères du chant et de la musique conduisent à la connaissance des
mystères de la Torah. De quels mystères s’agit-il ?
Du rythme par lequel Dieu crée le monde. Comme tout vrai secret, il est caché en évidence : condensé dans le premier son que Dieu prononce à l’orée des temps, il sous-tend – discrètement mais efficacement – la disposition de certaines lettres, mots, phrases, et même chapitres entiers ! Appliqué aux 304 805 lettres de la Torah toute entière, il pointe sur l’Interdit : le Serpent Maudit ! Sachant que, du même geste, la musique révèle l'existence du Diabolus in Musica, l’Intervalle Interdit, nous voilà lancé en pleine enquête dans les coulisses sonores de la parole de Dieu...
plus d'infos...
Jean-Pierre Klein
Violences sexuelles faites à enfants, une nouvelle clinique
éditions Pleins Feux
Au décours de violences sexuelles faites à enfants ou adolescents, les deux réactions habituelles mises en oeuvre peuvent se révéler insatisfaisantes :
1ー - Se fixer sur l'événement et "en parler". L'évocation insistante de l'horreur peut tourner vite à son invocation, la parole sur l'acte équivalant presque à l'acte lui-même, réitérant le traumatisme et perpétuant l’obsession mortifère.
2ー - Essayer, illusoirement, d'occulter l'événement, de proscrire tout ce qui pourrait le rappeler, à la limite faire comme s'il n'avait jamais eu lieu.
Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?
L’auteur préconise un abord indirect permettant à la victime de passer du statut d’objet de sévices à celui de sujet d’une oeuvre d’imagination. Les violences sont déplacées dans la production d’une création personnelle faisant processus de transformation de la réalité vécue. L’enfant participe ainsi à sa propre reconstruction sans pour autant rappeller de ce qu’il a subi.
Des exemples sont présentés et commentés de thérapies avec médiations artistiques d’enfants et d’adolescentes victimes de viols et attouchements : un enfant invente des scènes violentes entre marionnettes, une fillette allègue des attouchements non prouvés, une adolescente veut protéger une petite fille des violences sexuelles qu’elle a subies enfant, des psychiatres tentent une prévention de passage à l’acte dans un climat incestuel, … Ces productions (dessins, dialogues, fictions, etc.) sont analysées, ainsi que les interventions du thérapeute, ce qui permet de mettre en évidence les principes de l’accompagnement de créations, de la pose d’indication aux suivis détaillés. Deux exemples d’adultes montrent enfin comment elles ont pu mettre en place des procédures officielles pour renaître.
Livre destiné à tous les professionnels de l’enfance ainsi qu’au grand public sensibilisé.
Jean-Pierre Klein
Petit voyage iconoclaste en psychothérapie
éditions PUG
Cet ouvrage est un manifeste argumenté contre l'invasion d'une pensée psychothérapeutique unique.
Devant la quantification, le tout biologisme, la déshumanisation actuelle, ce livre simple à lire concilie une exigence scientifique et une approche subjective nuancée. Plutôt que de rechercher en amont la formation des symboles que constituent symptômes, rêves, lapsus, etc., la psychothérapie doit focaliser son intérêt sur la production des symboles en séance : discours tenu ou autres créations langagières (fictionnelles, plastiques, sonores, etc.) s'effectuant dans une configuration transférentielle. Elle est symbolisation accompagnée.
L'ouvrage propose des exemples détaillés et analysés de thérapies variées : patient psychotique, jeune fille anorexique mentale, enfant acceptant mal sa filiation métisse, adulte névrosé en psychanalyse, adolescent provocateur dans une institution, etc.
La préface du professeur Georges Lantéri-Laura, ancien directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, phénoménologue et historien des concepts, retrace magistralement l'évolution de la dichotomie en médecine et en psychiatrie entre la valeur du cas unique et l'usage de la statistique. Cette préface est un de ses premiers textes publiés depuis sa mort.
extrait
Jean-Pierre Klein, Ivan Darrault Harris
Pour une psychiatrie de l’ellipse ou : Les aventures du sujet en création
PULIM 2007-12-10 Préface de Jacques Fontanille, postface de Paul Ricoeur
La psychothérapie ne se donne plus pour but de dévoiler les problématiques de la personne et d’expliquer son fonctionnement psychique. Elle se révèle une symbolisation accompagnée. La psychothérapie de l’ellipse travaille dans la pénombre, elle consiste en l’introduction d’une distance entre le sujet et ses productions en séance qui empruntent aux médias artistiques sorte de détour pour s’approcher de soi. La psychosémiotique peut rendre compte de ces créations thérapeutiques en mettant scientifiquement en évidence comment la forme même de la rencontre thérapeutique et de ce qui se déroule et s’y crée, fait sens.
Trois thérapies sont détaillées et analysées : une jeune fille déprimée se sauve par l’invention de fictions en séance qui mettent en scène à son insu l’histoire tragique de sa famille ; une petite fille psychotique rejoue en marionnettes la déchéance de sa mère et trouve résolution grâce à l’invention des soignants ; un adolescent border line figure en dessins puis en histoires inventées sa propre cosmogonie.
L’exposé des bases de la sémiotique subjectale et des principes de la psychiatrie de l’ellipse qui oscille entre le travail traditionnel en /je/ et la création en /il/ permettent au lecteur de comprendre l’apport de cette pratique nouvelle et de la replacer dans l’histoire des idées.
La préface de Jacques Fontanille et la postface de Paul Ricoeur posent les interrogations linguistiques et philosophiques de cette approche révolutionnaire de l’art de soigner.
Rien à lui, tout à lui
Pièce de Jean-Pierre Klein
La pièce décrit les réactions d'une famille à la présence d'un adolescent autiste grave.
Un père qui apparaît d'abord sévère et à vif, une mère permissive et terrorisée, une sœur qui assiste au drame.
Une épreuve révèle leurs tentatives de surmonter la blessure d’être les parents d’un enfant dit anormal : le père pense se mobiliser pour la cause des autistes en favorisant la recherche sur la sélection des ovules et spermatozoïdes avec éventuellement clonage du spermatozoïde "élu" pour procréer une race saine… Il est aidé par un scientifique lui-même parent d’un enfant handicapé, et soutenu par une personne handicapée. Sa femme sera plus circonspecte d’autant que le propos s’avère en fait d’intervenir à temps pour que de tels enfants ne naissent plus !
Le tout se passe sous les yeux de Aline, 13 ans, la « petite-grande » sœur de Marcou, qui, de témoin silencieux va devenir actrice du drame lorsqu’elle réagira violemment à la proposition du père de Marcou d’orner de la photo de son fils les plaquettes de l’association « Pour une Procréation Digne »
Peu à peu on assiste à l’individualisation de Aline, sa façon de s’occuper avec amour et générosité de son frère, sa vocation d’éducatrice, ses relations hésitantes avec les garçons et, devenue adolescente, sa peur de procréer pour ne pas transmettre ce qu’elle pense devoir être dû à des malformations chromosomiques.
La version complète de la pièce (suivie de Têtes perdues, pièce traitant de la maladie d’Alzheimer) est éditée aux éditions inecat 27, rue Boyer, 75020 Paris 10€ 01 46 36 05 00
Elle a été créée au théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Vincennes le 10 juin 2007