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ANTHROPOLOGIE GÉNÉRALE ET PHILOSOPHIE


ANTHROPOLOGIE GÉNÉRALE ET PHILOSOPHIE
Séminaire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

François Dingremont, docteur de l’EHESS
François Flahault, directeur de recherches émérite au CNRS
Lorenzo Vinciguerra, CNRS IHRIM ENS-Lyon
Les 1er et 3e mardi, de 17 à 19 heures
105 bd Raspail, salle 11

Programme 2017-2018
21 novembre. François Flahault, Les partis pris fondamentaux de la tradition morale occidentale.
5 décembre. François Flahault, Les implications morales d’une anthropologie générale renouvelée.
19 décembre. Henri Atlan, Spinoza et la biologie actuelle.
16 janvier. François Dingremont, Paradigmes de l’efficacité dans l’imaginaire occidental. L’héritage grec.
6 février. François Flahault, suite.
20 février, Alain Ehrenberg, Les neurosciences cognitives en tant qu’autorité morale : quels idéaux de la modernité ? Quel individualisme ?
6 mars. Pierre Musso, La religion industrielle.
20 mars. Emanuele Alloa, La transparence, un concept magique de la modernité.
3 avril. Jean Jamin, Ethno-roman d’une famille ouvrière ardennaise pendant la IIIe République.
15 mai. François Flahault, suite et fin.
5 juin. Lorenzo Vinciguerra (titre à définir).

Le programme de cette année se partage entre les exposés des divers intervenants et la présentation par François Flahault des implications morales de ses recherches en anthropologie générale.
Avec Kant, c’est la transcendance de la « loi morale » qui est mise en avant : le dualisme ne se justifie plus sur la base de la métaphysique, mais de la morale. Dans le sillage de Kant, le discours moral s’est attaché, dans l’ensemble, à dire les principes et à départager le bien du mal (avec la référence fréquente au « mal absolu »). En conséquence, l’observation des hommes tels qu’ils sont n’occupe plus dans le champ de la philosophie morale la place qu’elle avait encore au XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle.
La réflexion morale se présente ainsi le plus souvent comme un faire valoir de la conception occidentale de l’individu, fortement marquée par la tradition dualiste, et c’est à tort que la morale de Kant est présentée comme une morale laïque. Il s’agira donc, cette année, de nourrir la réflexion morale sur la base d’une anthropologie générale non dualiste.

Contact  : François Dingremont francois.dingremont@gmail.com
pour obtenir l’adresse précise et le prix d’entrée.

 


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